Nos villages

  LEUGNY

Vue des 7 fontainesrue bassevue des vignes

 Premier village en remontant la vallée du ru de Quionquière,

il se situe dans la partie la plus évasée.

 Peuplé de 55 habitants,à vocation agricole( pratique de la polyculture), on y démombre trois exploitations où par des temps pas si anciens, chacun avait son lopin de terre et ses quelques vaches.

On peut y voir :  

Deux pigeonniers :

Le premier carré à étages, est composé de trois niveaux. Il est curieusement isolé au milieu d’une petite placette entourée de diverses habitations, bâtiments de ferme.  Il est construit en moellons équarris et conserve une partie de l’ancien enduit. La toiture est à quatre versants, sa couverture en tuiles plates. pigeonnier champy
pigeonnier champy pigeonnier champy     Le pigeonnier de la cour des champy a certainement marqué l'autorité des familles Pelletier de Chambure et Champy

 

Pas l'autorisation de mettre en ligne la photo

FONTAINE.jpgLe second, en limite du village, rue du reposoir, ce petit pigeonnier carré à étage fait partie d’une ferme. Il est hors d’œuvre sur trois côtés de l’ancien logis auquel il est accolé sur le côté nord de celui-ci et pour le reste, en bordure des prés. Il est construit en moellons plats avec pierres de taille aux angles des murs. Les murs ont 80 cm d’épaisseur. Le toit est à quatre pans avec une couverture refaite en ardoises. L’épi de faitage est sans doute celui qui était en place avant le changement de la couverture : il s’agit d’un pigeon en pierre posé sur un socle de pierre carré. Il n’y a ni corniche ni bandeau. Les boulins sont en poteries (ioules). Le sol du pigeonnier est constitué de dalles en pierres, son plafond est en voûte plâtrée. Une seule poutre en travers de celle-ci sert à fixer l’arbre pivotant à sa partie supérieure. L’échelle ne comporte qu’un seul montant, les barreaux sont directement fixés sur l’arbre pour le côté intérieur.

Trois fontaines :

   fontaine_dessus.jpg f_champy.jpg
Fontaine ..... dans la rue basse Fontaine rue du dessus Fontaine CHAMPY à l'entrée du village

 

La place de l'ancienne Chapelle:

La chapelle de Leugny avait pour patronne sainte reine; elle est devenue un lieu civil vers 1905-1906.

Sur la pierre armoriée figuraient la date de 1731 comme à clirey et le nom " darcy".

PLACE_CHAPELLE.jpg PLAQU_CHAPELLE.jpg ancienne_chapelle.jpg
    l'ancienne chapelle avant démolition

 

De vieilles pierres temoins du passé  (voir onglet historique) :

 

DSCN0988.JPG DSCN0959.JPG DSCN0976.JPG vue_gene_003.jpg
      De nombreuses croix  (voir onglet CALVAIRES)
vignes.JPG A une époque ou chacun faisait son vin,le versant exposé sud était planté en vignes.

 

 CLIREY

 

 clirey  Entrée   clirey coté source

 Village niché à la naissance de la vallée où une source abondante permet d'alimenter la commune. (source de la Touze) 

 

Il est peuplé de 50 habitants. A ce jour, plus d'exploitation agricole.

Vous pourrez y découvrir :

La chapelle Sainte ANNE et sa fontaine chapelle_001.jpg    

  

chapelle_002.jpg

 

La chapelle à la particularité d'appartenir aux habitants de CLIREY pour en savoir +: voir onglet CHAPELLE
   

 

Le  pigeonnier

 

clirey_007.jpg

pigeonnier_porte.jpg

porte coté
 Pigeonnier carré à sous sol plus deux étages, probablement
 propriété privée" d'un bourgeois.
Ce pigeonnnier est fait en moellons.
Nous trouvons par ci, par là des traces d'enduits.
La couverture à quatre pans et est encore en laves, d'époque.
Le sommet est un poinçon en pierre de taille surmonté probablement d'un pigeon.
 L'ouverture est à l'Ouest. Une vielle porte permet d'entrer au pigeonnier
au niveau du talus côté Est.
 Une autre porte se trouve à l'étage dans l'alignement de la première.
Les boulins (cases à pigeons) sont carrés,
en pierre plate d'une bonne facture. Ils sont fort bien conservés.  
 inter_pig.jpg Les boulins
   

 Le moulin

15.08.10_003.jpg Sur les 5 Moulins de la vallée seuls deux subsistent dont celui de CLIREY avec son bief

  Au fil des petites rues 

clirey_010.jpg clirey_009.jpg  15.08.10.jpg  rue.jpg
       

Zoom sur quelques pierres

pierre_clirey2.jpg pierre_clirey_3.jpg pierre_clirey_4.jpg  
LA ROCHE VANNEAU
vue_laroche.jpg

 

mairie_2.jpg Notre Mairie, bâtisse des années 1850 sous le second Empire C'est le prochain gros chantier de la municipalité Il y a urgence pour la sauvegarde du bâtiment.
Salle des ROCHES (bâtisse des années 1873) ancienne école des filles. voir Onglet LOCATION SALLE 000_0079.jpg
chapelle_001.jpg Eglise Saint Martin, située au milieu de La ROCHE, les extérieures ont été entierrement rénovés. Pour en savoir plus : Onglet  EGLISE SANT MARTIN 

 

Rapport du C.A.U.E suite à la visite guidée de LA ROCHE en juin 2009

 CAUE de la Côte d'Or

24, rue de la Préfecture
21000 DIJON
Téléphone: 03 80 30 02 38
Fax: 03 80 30 06 40
Mail:  info@caue21.fr
Site Internet: http://www.caue21.fr/ 
 

Qu'est-ce que le C.A.U.E ?

Issu de la loi sur l'Architecture de janvier 1977, le Conseil d'Architecture, d'Urbanisme et de l'Environnement (C.A.U.E.) est une association qui a pour objectif la promotion de la qualité de l'architecture, de l'urbanisme et de l'environnement. Organisme de conseil, d'information, de sensibilisation et de formation, le C.A.U.E met gratuitement son équipe de professionnels (architectes, urbanistes, paysagistes, service de documentation) à la disposition :  

 
         - des communes du département afin de les accompagner dans la définition de leurs projets d'aménagement et de développement, qu'elle que soit la question posée (construction d'un pôle scolaire, rédaction d'un cahier des charges «Coeurs de villages», assistance à l'élaboration de documents d'urbanisme ...
 
        - des particuliers, en amont d'un projet architectural de construction ou de réhabili tation.caue.JPG

 

 

 

La Roche-Vanneau en bref

 

 

Dans la gorge d’un affluent de la Brenne, au pied des collines, s’étendent le bourg centre de La Roche-Vanneau et ses deux hameaux : Leugny et Clirey.

On trouve à La Roche-Vanneau les vestiges d’une maison forte du XVe siècle et les vestiges d’un prieuré. Dans certaines maisons, on retrouve des matériaux provenant de cet ancien prieuré du XIIIe au XVe, comme des fenêtres écussonnées, ornées de serpes, de grappes de raisins ou de roses.

 

pierreLRV1.jpg pierreLRV3.jpg

 

Brève typologie des bâtiments

 

L’activité du village de La Roche-Vanneau, comme pour la plupart des villages côte-d’oriens, a longtemps été centrée sur l’agriculture. De fait, la plupart des demeures antérieures au XXe siècle sont d’anciennes fermes possédant un plan au sol quasi identique. Celui-ci est composé d’un long bâtiment rectangulaire situé parallèlement et en retrait de la rue, séparé de celle-ci par une cour. Au sein de ce bâtiment, se côtoient la partie agricole et la partie habitation, parfois surélevées pour permettre l’installation d’une cave semi-enterrée.

 

15.08.10_001.jpg  m.lefol1.JPG m_a_traire.jpg  m_lefol2.JPG

 

Les matériaux de construction

 

Les conditions de construction de l’habitat vernaculaire sont souvent dictées par les possibilités économiques du futur propriétaire. Quelle que soit l’époque, le souci premier du commanditaire et du maçon porte sur l’approvisionnement du chantier. Ainsi, la solution privilégiée est souvent d’extraire la pierre à proximité de ce dernier, soit dans un rayon proche, pour limiter le coût du transport, ou bien, quand cela est possible, immédiatement sur le site de la construction. De fait, la composition des sols locaux va conditionner celle des maçonneries des maisons.

à La Roche-Vanneau, les pierres les plus présentes dans les constructions sont le calcaire à entroques du Bajocien inférieur.

Les maçonneries antérieures au XXe siècle sont essentiellement montées à l’aide de mortier de chaux. La composition de ce mortier varie :

            - soit du sable de carrière ou de rivière exclusivement mélangé à la chaux,

            - soit du sable mêlé à une terre argileuse (“sable à lapin”) et à de la chaux. Ce mélange est appelé communément « mortier de pigeon » ; il a la particularité d’être assez pulvérulent à sec et sensible aux eaux de ruissellement.

 Souvent, les maçonneries les plus anciennes perdent leur cohésion car le mortier qui les liait s’est dégradé ou a disparu. La mode des murs en pierres apparentes est d’ailleurs issue de ce phénomène. 

Pourquoi privilégier l’usage de la chaux à celui du ciment dans la restauration des maisons ? 

Le ciment possède des qualités techniques nombreuses. Toutefois, son usage dans la restauration des demeures anciennes a bien souvent des conséquences désastreuses. 

L’utilisation du ciment induit également des contraintes techniques qui peuvent être réduites, voire évitées, en privilégiant l’usage de la chaux. En effet, les murs d’une maison liés à la chaux fonctionnent comme une sorte d’éponge. L’hiver, les murs empêchent l’humidité extérieure « d’entrer », en absorbant une partie de celle-ci. Aux beaux jours au contraire, les murs restituent cette humidité vers l’extérieur et permettent de conserver la fraîcheur intérieure. Le ciment, quant à lui, bloque les échanges de vapeur d’eau en rendant les maçonneries quasiment étanches, il supprime ainsi le rôle régulateur des murs décrit précédemment et piège l’humidité à l’intérieur de la maison.  

Certaines demeures sont plus exposées que d’autres aux problèmes d’humidité (murs soutenant un terrain, proximité d’un cours d’eau…). Pour ces situations inconfortables, le ciment n’est pas une bonne solution. En effet, il est préférable de choisir un mortier contenant de la terre cuite broyée pour élever ou enduire les murs exposés à une forte humidité. Ce mortier dit “de tuileau” empêche les infiltrations tout en conservant les capacités de régulation de la maçonnerie. 

La chaux possède également des qualités élastiques qui lui permettent de s’adapter aux tassements naturels du bâti ancien. Cette propriété a ainsi le grand avantage de limiter l’apparition de fissures dans les maçonneries. 

Les enduits  

À l’exception de quelques demeures en pierre de taille, les maisons de La Roche-Vanneau étaient pratiquement toutes enduites ou badigeonnées. Les enduits appliqués sur les murs extérieurs fonctionnent comme une véritable peau pour la maison, en la protégeant des rigueurs du climat. Pour les mêmes raisons techniques, évoquées précédemment, les enduits sont, à l’origine, à base de sable et de chaux.

Souvent, cet enduit extérieur est composé de plusieurs couches (au moins deux, le gobetis n’étant pas traditionnel) :

- la première, appelée « gobetis », est une couche d’accroche de 5 à 7 mm d’épaisseur. Elle contient un sable grossier (généralement 1 mesure de chaux hydraulique pour 5 de sable) qui lui confère une grande solidité et assure une parfaite cohésion avec le mur recouvert,

- la seconde, dite « dégrossi » ou « corps d’enduit », est la plus épaisse (15 à 25 mm). Compacte et homogène, elle est obtenue par l’application d’un sable à la granulométrie plus réduite (1 mesure de chaux aérienne pour 1 de chaux hydraulique et 5 de sable). Cette couche assure la planéité et la forme définitive du support,

- enfin, la « couche de finition », de 7 à 10 mm d’épaisseur, est destinée à conserver les couches précédentes et à donner l’aspect final. En fonction de l’effet désiré, le sable utilisé est plus ou moins fin (2 mesures de chaux aérienne pour 1 de chaux hydraulique et 7 à 9 de sable). On peut également incorporer des pigments (ocres) lors du gâchage afin d’obtenir une légère coloration après le séchage final.

Les modalités d’application et les proportions des mélanges proposés peuvent toutefois varier, en fonction du sable usité ou des moyens financiers des propriétaires.

Il est toujours possible d’observer d’anciens enduits. Ils présentent à leur surface une finition blanche type « lait de chaux » qui nous informe de leur extrême simplicité décorative.

On devine parfois l’existence passée d’un faux-appareil dessiné dans le mortier, alors que ce dernier était encore frais. Bien que rare, cette ornementation prouve que l’appareillage des murs n’était pratiquement jamais visible.

Les granges et les bâtiments d’accompagnement étaient quant à eux plus rarement enduits.  

Des erreurs les plus courantes

Il faut bien observer les chaînages (angles). Si vous avez un chaînage appareillé, il faut enduire au nu du chaînage. En l'absence de chaînage appareillé, il faut tout enduire.

En tout cas, ne jamais enlever l’enduit des angles pour faire apparaître quelques mœllons. 

Pour les encadrements, vous procéderez de même. S’ils ne viennent pas en saillie, il faut les enduire intégralement.

erreurs.JPG

 Des menuiseries colorées

À ce jour, les fenêtres et volets de La Roche-Vanneau arborent une large palette de couleurs, allant du brun foncé au blanc immaculé, du bleu nuit au vert pistache, de quoi ravir les amateurs de peinture contemporaine… Si la remarque peut faire sourire, nous ne devons pas oublier que les habitations de La Roche-Vanneau présentaient, il y a encore peu, un éventail de couleurs traditionnelles, propre à la Bourgogne, obtenu en utilisant différentes ocres, auxquelles vient s’ajouter, au XIXe, un gris légèrement bleuté.

On oublie souvent que la Bourgogne était, au XIXe, la première région productrice d’ocre au monde.

Bien que sobre, la gamme chromatique des menuiseries n’en demeure pas moins subtile et s’étend sur une demi-douzaine de teintes plus ou moins chaudes : ocre jaune, ocre rouge, terre de Sienne, Sienne brûlée, hématite et gris-bleu.

Ces ocres se distinguent d’autres produits naturels ou synthétiques par leur résistance aux ultraviolets, leur absence de toxicité, leur qualité protectrice (elles rendent le bois imputrescible) et leur longévité. Bref, ce sont autant d’arguments pour favoriser l’utilisation de menuiseries en bois, matériau dont le cachet est sans commune mesure avec le « PVC », et rendre ainsi à La Roche-Vanneau son charme d’antan.

 

 

 

 

couleurs1.JPG couleurs2.JPG

Les toitures 

Le climat a obligé les habitants à développer des solutions leur permettant de se protéger des intempéries. Deux modes de couvertures en matériau « dur » sont privilégiés : la pierre et la terre cuite.

 La présence dans cette région de calcaire à entroques du Bajocien supérieur, roche sédimentaire qui permet de produire des dalles de quelques centimètres d’épaisseur, explique que la lave a été utilisée jusqu’à ce que la tuile moderne, à la fabrication moins coûteuse en main d’œuvre, ne vienne la remplacer. Sa grande longévité, moyennant un entretien régulier, nous permet d’observer encore des exemples bien antérieurs au XIXe siècle.

L’inconvénient du toit en lave tient à sa masse élevée, jusqu’à six cents kilogrammes par mètre carré, qui condamne à la ruine une charpente qui présente la moindre faiblesse.  

La tuile a remplacé la lave de façon systématique. à La Roche-Vanneau, les toitures des habitations sont essentiellement dotées de tuiles plates, laissant aux bâtiments annexes la tuile mécanique. Nul doute qu’au moment de remplacer les lourds toits de laves, il fut choisi d’améliorer le confort du foyer. 

L’usage de la tuile mécanique nous renseigne également sur l’absence de lucarne, ou toute autre baie, installée dans la pente du toit. En effet, leur existence aurait imposé l’utilisation de tuiles plus petites, adaptées aux dimensions de ces couvertures réduites. 

Jusqu’à l’avènement du four à gaz ou au fioul, la tuile est cuite au feu de bois. Ce mode de cuisson lui confère de nombreuses variations de teintes que ne peuvent reproduire les fours modernes. Pour cette raison, il est important de conserver, voire récupérer, les tuiles anciennes ; leurs qualités esthétiques sont inégalables.  

Le saviez-vous ?

La Fondation du Patrimoine peut vous permettre de défiscaliser les travaux réalisés sur vos façades. Depuis peu, elle permet une défiscalisation à 100 % sur les travaux de réfection de toitures en laves. Les autres travaux  (enduits, couvertures en tuiles…) le sont à 50 %. 

Pour aller plus loin

- Fiches du Service Départemental de l’Architecture et du Patrimoine