ORIGINES DU NOM DE CERTAINES RUES

 La Roche Vanneau est le centre de la commune

 avec de part et d'autre les hameaux de Leugny et Clirey. Il est le centre vital puisque la Mairie,  l'Église, le presbytère, l'école  et la salle des fêtes sont  dans le village. Au recensement pour la guerre de 1870 les artisans  se trouvaient pour la plupart à la commune  maréchal ferrant, maçon, charpentier, menuisier, ainsi que le prêtre, le maître et la maîtresse d'école et 3 cafés dont un des propriétaires se nommait le cabaretier (ce n'était que de simples tables chez l'habitant), il y avait également un épicier. Les vignerons étaient plus nombreux à Clirey ainsi que les tixiers en toile, à Leugny c'étaient les laboureurs, fermiers, les propriétaires et les...rentiers.

 

Les rues ne portent pas le nom de ces travailleurs et sont en général très simplement : rue d'en haut, d'en bas, rue tournante, de l'orme, du chêne du colombier, du four, de la chapelle :  elles désignaient bien ce qu'elles voulaient dire. Cependant certaines étaient plus originales et demandent une explication.

 

A Leugny

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Rue «sous les cloux» ; pas de métier où on fabriquait  des cloux, ce mot dérivé de «clos» désignait ordinairement des parcelles encloses par des murets,  réservées aux vignes.

 

«Rue de l'Ouche» : le ruisseau  ne porte pas ce nom comme à Dijon. Il s'agit du vieux mot français désignant les parcelles encloses près des habitations destinées aux cultures vivrières et aux vergers.

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C_)chemin_du_reposoir.JPG Rue du «Reposoir» en patois le «reposou» : C'est une côte très pentue  menant sur le plateau et allant à Flavigny. Une jolie légende explique que lors des grandes foires à Flavigny tous les habitants de la région venaient, pour la plupart à pied et lourdement chargés des quelques marchandises qu'ils désiraient vendre ou troquer, et devaient se reposer de nombreuses fois en montant cette côte. Mais au 17ème siècle la religion s'empare de ce lieu pour y déposer, lors des fêtes religieuses,  un support en forme  d'autel sur lequel le prêtre  déposait le Saint Sacrement.

A clirey

Rue du «revin» :  regain  vieux mot français ayant été contracté   il désignait un pré où l'herbe repousse après une première coupe ; le chemin menait vraisemblablement vers une parcelle où l'on était habitué à faire  du regain.

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Chemin de «Beauregard» : espace dégagé et cultivable menant à une belle vue sur les environs. C'est un mot dérivé du gaulois, «belsa», en patois – Bàrgà-

A La Roche

 

La plus énigmatique c'est la rue du «Caque». Ce mot est d'origine scandinave et désignait le tonneau dans lequel on mettait les harengs saurs dans le sel. Dans les temps anciens les seigneurs, puis les municipalités     firent  livrer ces  tonneaux de harengs pour approvisionner les familles qui n'avaient plus de nourriture en fin d'hiver ou par les temps de disette. Une personne était chargée de la distribution en fonction de la situation et du nombre de personnes par famille. Dans cette rue, maintenant sans habitants ni maisons habitables, il en reste une très ancienne qui fait rêver que c'était celle de ce distributeur de harengs.

 
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Une curiosité amusante, le presbytère et son jardin sont entourés de la rue de «l'Église» qui a un seul numéro, la rue du «presbytère», un seul numéro et pour la bonne mesure la rue du «prieuré» une seule habitation mais qui s'explique par le passé lointain où  derrière l'église avait été fondé un petit prieuré avec quelques moines.

 

Rue «des  grands curtils» en ancien français, curtil désignait le jardin, donc le chemin menant aux jardins, ce qui s'explique ici car à flan de coteaux,  pas trop éloigné du ruisseau ce qui permettait l'aller puiser l'eau pour arroser. De ce mot découle la courtilière : un insecte fouisseur appelé aussi taupe grillon et qui fait des ravages dans les jardins.

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Ruelle «Jujadin» :  la seule explication  est le nom d'un habitant de cette ruelle ou du champ y menant.

 

 

Chemin de la «Combe Charotte» la combe désigne la vallée, le vallon donc le chemin qui mène à la vallée, ici il est marqué en bas mais il faut l'imaginer partant du plateau et ainsi il trouve sa signification de chemin menant à la vallée,  à la combe.

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Amusant : la rue «de la fin» on ne sait pas la fin de quoi , pas du village puisqu'il y avait encore des maisons, peut-être ....des haricots. Cependant elle se trouve devant le cimetière alors en faisant un peu d'humour......

 

Ces explications sont tirées de livres de Monsieur Tavernet, d'études étymologiques de Monsieur Monsaingeon, et du travail effectué par Sandrine Masson pour sa  mémoire de maîtrise.

                                      ClaudetteTemmerman.