COUTUMES ET TRADITIONS

Traditions hélas aujourd'hui disparues

 

         Jusqu'après la dernière guerre (1950), il était de tradition dans la commune de fêter chaque année la Sainte Catherine pour les filles, la Saint Nicolas pour les garçons, et la Sainte Barbe pour les jeunes femmes qui venaient de fonder un foyer.

 

         Pour ceux ou celles qui étaient Catherine, Nicolas ou Barbe, une messe était dite ou assistaient les filles pour la Sainte Catherine, les garçons pour la Saint Nicolas et les jeunes femmes pour la Sainte Barbe. La personne qui Catherine, Nicolas ou Barbe apportait un pain qui était bénit et distribué aux fidèles, une partie de ce pain appelé le « Chanteau », était remis aux personnes qui Catherine, Nicolas ou Barbe l'année suivante. A l'issue de la messe, un repas était servi à l'ensemble des participants.

 

Jadis, le pays des Tisserands

 

         Jusque vers 1914, il y'avait encore des tisserands; il semblerait qu'ils étaient plus nombreux à Clirey que dans les deux autres villages bien que les « nazous » ou on fesait rouir le chanvre aient été plus nombreux à Leugny. Ils étaient encore trois jusqu'en 1914.Parmi ces trois étaient les deux frères Champonnois et Me Fertat.

 

         Ces tisserands cultivaient eux mêmes le chanvre dans leur « chenevière »; le chanvre battu pour récolter le chenevis était mis à rouir dans les rouissoirs ou nazous. Les Nazous étaient des genres de bassins remplis d'eau dans lesquels le chanvre était mis à tremper. Après rouissage, les fibres étaient extraites, c'est le tillage (cette opération était souvent effectuée dans les caves à cause du froid) ; cette filasse était ensuite transformée en fils avec les rouets, opération effectuée par les femmes. Ensuite les tisserans transformaient ces fils en toile, qui était principalement destinée à la fabrication de draps.

 

         Après rouissage et tillage, il ne restait que la tige du chanvre: la chenevotte. Elle était le plus souvent utilisée dans la fabrication du fromage pour mélanger la présure au lait. Ces fromages séchaient ensuite dans des chazières, à l'air libre. Parfois, ils étaient afinnés à l'eau de vie.