Geoffroy de LA ROCHE

Geoffroy de la Roche

C’était à Châtillon et vraisemblablement dans le manoir paternel, non loin de cette église de StVorles, que Bernard avait réuni, dès le mois d’octobre 1111, ceux qu’il pouvait nommer ses disciples. Il compte bientôt parmi eux, non seulement ses frères, mais encore son oncle Gaudry de Touillon, ses cousins Godefroid de la Roche et Robert, fils de la sœur de sa mère, Aleth de Montbard. Enfin de jeunes gentilshommes. Son apostolat s’était exercé dans toute la région environnante.

C’était à Châtillon sur Seine, où le chevalier Tescelin, père de Bernard, s’était établi pour un certain temps. A l’école de Châtillon, dirigée par les chanoines de Saint-Vorles, le jeune Bernard suivit l’enseignement. Et là, Bernard sut enthousiasmer Geoffroy pour l’idéal monastique, dont il était lui-même épris.

Vacandard l’appelle simplement : Godefroy de la Roche, mais tous les historiens modernes de St Bernard , les auteurs cisterciens Anselme Dimier et Robert Thomas et le plus grand connaisseur de St Bernard, le bénédictin Jean Leclercq, précisent : de la Roche Vanneau. C’est qu’ils acceptent tous la thèse de l’abbé Chomton, selon laquelle dans les chartes oùparmi les lieux de notre région, il est question de la Roche, il doit s’agir de la Roche Vanneau. D’après Courtépée, l’historien de Bourgogne, ce village, situé à la lisière de la forêt de Flavigny, non loin de Pouillenay, possède des vestiges d’un ancien château. Etait-ce la propriété de la maison seigneuriale de la Roche-Vanneau, mentionnée par J.C. Didier dans son article consacré à Godefroy de la Roche

Cet auteur dit :

-«  Il appartenait à la maison seigneuriale de la Roche-Vanneau (Côte d’Or) et non de la Rochetaillée (Haute-Marne) comme on l’écrit souvent » Et il continue : « il avait trois frères,dont l’un connétable et un autre sénéchal du duc de Bourgogne et une sœur Agnès, première abbesse du Puits d’Orbe. Sa parenté avec St Bernard est incontestable, sans qu’il soit possible de la définir de façon précise.

 

  

 

 

En tout cas, Geoffroy était parmi ceux que Bernard emmena en 1112 en une propriété de famille : (Sombernon), pour les préparer à faire le pas décisif : l’entrée au monastère de Citeaux. Quand trois ans plus tard, en 1115, Bernard fut envoyé par l‘abbé de Citeaux faire une fondation à Clairvaux, il y emmena ses parents et plusieurs de ses autres compagnons. Parmi ces douze moines, son cousin Geoffroy sera un des plus fidèles. C’est là le trait dominant de Geoffroy. Lorsque les bâtiments conventuels de Clairvaux se trouvaient être trop exigus pour le nombre croissant de recrues, Bernard décida de passer à de nouvelles fondations : en 1115 Trois-Fontaines près de St Dizier, en 1118 Fontenay et en 1121 Foigny-en-Thiérache. C’est son cousin Geoffroy qui fut délégué pour la deuxième fondation.

Aux environs de Touillon, un moine du nom de Martin céda son ermitage à Geoffroy. C’était au début, plus tard, celui-ci pourrait disposer d’un terrain plus apte à l’établissement d’une communauté de religieux : l’endroit actuel de Fontenay. « C’est un cousin de Bernard, Godefroy de la Roche qui fut chargé de la diriger et le principal concessionnaire du terrain n’était autre que Raynard, seigneur de Montbard, oncle maternel de l’abbé de Clairvaux. Fontenay reçut des dons des seigneurs de la Roche. Trois ans après, Geoffroy donne sa démission comme chef de l’abbaye de Fontenay qu’il avait gouverné depuis 1119. Il est désigné par Bernard comme prieur de la Communauté de Clairvaux. Il va jouer un rôle considérable dans la gestion tant matérielle que spirituelle de l’abbaye. Il sera l’homme de confiance de Bernard. A cette époque, l’abbaye survient largement aux besoins des paysans victimes de la famine. Nous sommes en 1138, une des plus mouvementée de la vie de Bernard et de son cousin.

A la mort de l’évêque de Langres, les voix se portent sur Bernard, il refuse et c’est Geoffroy qui devient évêque de Langres grâce au zèle de St Bernard à la suite d’une violente opposition entre cisterciens et clunisiens.

Son épiscopat fut actif :

- synode de 1138.

- 1145 reconstruction de St Etienne de Dijon (car dépendant de Langres)

- Fondation d’abbayes ( Poulangis, Marcenay, Prelne

- Réforme l’autre (Poulangy)

- Participation au jugement de Meret,

- Il prêche la  croisade, se croise et part de Metz. Il en  reviendra.

- Il favorise la réfection de la cathédrale St Mammès à Langres dont dépendaient Dijon et Lausanne.

-Il favorise la réfection de la cathédrale de Lausanne

 Plus tard, Geoffroy démissionna comme évêque et se retira à Clairvaux où il prit pour cellule celle même de Bernard. A l’endroit où Bernard mourut, il fit construire une petite chapelle. Là il vécut ses deux dernières années, seul avec tous ses souvenirs. C’est des mains d’Alain, évêque d’Auxerre que Geoffroy reçut l’extrême onction et le viatique. Il mourut le 8 novembre 1165 ou 1166 et fut enterré dans l’église abbatiale de Clairvaux devant l’autel de tous les saints, à côté des tombes des quatre évêques.

La Famille DE LA ROCHE VANNEAU était très probablement liée à la fondationd des Templiers ! (question ouverte)