Pré histoire -moyen age

   La Préhistoire

 

 

         Elle est peu marquée dans notre commune. Joseph Joly a retrouvé un dent de mammouth dans la « Cave Nobry » (grotte se situant au nord de Leugny). D’autres fouilles ont mis à jour dans la forêt de Flavigny près de notre finage, non loin de la fontaine « Jérusalem » des sites préhistoriques.Au Néolithique (5000 à 2000 avant notre ère) le paysage devait être assez dégagé présentant de vastes clairières où pouvaient trouver place quelques installations, peut être même un village vers la source de Millière.

         L’âge du Bronze (1800 à 750 av. J.-C.) n’a laissé aucune trace. Cette époque paraît avoir été dans la région une période de grande sécheresse ; de fait les hommes ont déserté les plateaux réduits probablement à l’état de friches ou de garrigues, pour rechercher la proximité de l’eau dans les vallées.

         Il semble par contre que le début du premier millénaire ait été marqué par une déterioration climatique avec des précipitations abondantes ; par suite les plateaux deviennent préférables aux vallées pour les établissements humains et de fait vers la fin du premier âge du Fer, c’est-à-dire au VIe siècle av. J.-C. dans le secteur sud de l’actuelle forêt de Flavigny s’était établie une population hallstatienne qui paraît s’être adonnée surtout à l’élevage (présence constante d’animaux domestiques dans les sépultures). Le terrain ne devait donc pas être couvert par la forêt.

 

                                                  L’Histoire

 

                   1.L’histoire ancienne

         Elle est dominée par la présence du site d’Alésia, oppidum du Mandubiens. Pratiquement quelques vestiges gallo-romains ont été retrouvés par hasard où à l’occasion de la construction de la voie ferrée Les Laumes- Epinac (en Voisin). En outre, dans la combe Sambon ont été mis à jour des vestiges d’un petit temple gallo-romain en l’honneur du génie de la source.

         Actuellement, est débroussaillé un sentier entre Clirey et Dampierre en Montagne (Chemin des Romains).

 

             2.L’histoire médiévale

Adalgaire, évêque d’Autun s’étant rendu maître du temporel de cette abbaye en l’an de grâce 882, en se faisant nommer abbé de Flavigny, ses successeurs donnèrent des fiefs à certains seigneurs selon leur bon plaisir ou leurs intérêts jusqu’à ce que Vautier, l’un d’eux, prenant scrupule de cette sorte de mainmise de ses prédécesseurs, eût entrepris de rendre à l’abbaye son indépendance avec tous ses droits, et de la réformer en se démettant de sa qualité d’abbé en faveur d’Aldéric, moine de Cluny. C’était en 990. Par la suite, les abbés en quête de ressources créèrent également des fiefs. Telle est l’origine de ceux de la Roche –Vanneau et de tant d’autres des environs.

Dès le temps de Norgaud, évêque d’Autun au Xème siècle, il y avait un petit prieuré près de l’église.  Ce prieuré aurait été fondé en 890 par neuf moines échappés de l’abbaye de Flavigny «?» lors des terribles attaques des Normands  qui eurent lieu du 11 au 25 janvier 887 et qui avaient trouvés refuge dans le petit vallon de la Roche entre les vallées de la Brenne et du Val Sambon.  Ce prieuré dépendait du prieuré de St Seine. Au XVIIème siècle il devient ferme à la mense abbatiale. Au nord du vallon, le gros du village s’est développé sur les ruines de ses dépendances et de celles du château. Des maisons s’élevèrent dans les environs de l’église prieurale avec des matériaux provenant des constructions démolies. Dans plusieurs d’entre elles, on retrouve des matériaux du XIIIème et du XVème, comme des corbeaux de porte du XIIIème offrant plusieurs types inédits, des fenêtres écussonnées et ornées de serpes et de grappes de raisins ou de roses, une console à tête sculptée du XIIIème…. Une contrée est appelée le «Champ de la Chapelle» où était jadis  la  chapelle paroissiale lorsque les moines utilisaient St Martin. Au nord-est du village et sur un terre-plein qui domine l’église, une vaste maison surmontée d’une tête de cheminée cylindrique bien appareillée mais incomplète, et des restes de constructions maintes fois remaniées et percées d’ouvertures dont les tailles proviennent des XIVème et XVème siècles sont avec l’église, les seuls restes du prieuré. Cette maison avec cheminée cylindrique  serait-elle les vestiges d’une maison seigneuriale comme il en existe dans les villages voisins ?

       3.La Lèpre au XII ème Siecle

Au XIIème siècle, de nombreux seigneurs de l’Aussois et du baillage de la Montagne accompagnés de leurs hommes de guerres partirent en Terre Sainte pour suivre l’armée royale. La croisade fut un désastre. Beaucoup ne revinrent pas. Les survivants, ramenèrent la lèpre dans leurs bagages, maladie très redoutée. Comme toutes les maladies que l’homme ne comprend pas, la lèpre terrorise les foules depuis la plus haute antiquité. Mais à l’inverse de certaines maladies comme la peste, le malade ne voit pas son espérance de vie diminuer. Il est toutefois  certain que le mal dont il souffre est irrémédiable. Elle obligea ces seigneurs survivants à fonder des établissements de charité pour recueillir les malades de plus en plus nombreux. L’Aussois  comptait plusieurs maladières ou léproseries dira Garnier, Le moyen âge occidental a isolé ses malades en leur imposant une tenue vestimentaire qui les identifiait aussitôt auprès des biens portants. Au VIIIème siècle, l’exclusion des lépreux découle d’une décision impériale. La zone qui se trouve entre Pouilly en « Montagne », Saulieu, Montbard, Flavigny,  Marigny le Cahouet, Grésigny et Sombernon est littéralement criblée de maladières. Grignon comptait 3 fondations : Une sur la montagne du côté de Lantilly, une seconde dans son annexe des Granges, et une troisième sur le chemin des Laumes.  Une très importante à Cormaillon au XIIIème siècle. Une à Nogent  les Montbard dont il est parlé dans un titre de 1220. Une à Saffres rattachée ensuite à l’hôpital de Vitteaux. Saigny en 1290. Celle de Savoisy dite Maison Dieu a eu des malades jusqu’au XVIeme siècle ; Thorey sous Charny, Vieux Château avec chapelle St Nicolas, détruite au XVIIIème siècle et réunie à l’hôpital de Montbard à condition d’un lit pour les malades du lieu. Arnay sous Vitteaux léproserie au nord au-delà du pont dont l’endroit s’appelle chemin de la maladière. Chevigny près Semur. Flavigny en avait deux : la léproserie de St Jacques pour les ladres située au faubourg et celle de Nailly, appelée Maison-Dieu et prieuré. A Jailly-(les Moulins) Léproserie au bord du chemin qui va de Jailly à Ecorsaint portant le nom de Notre Dame d’Arvisey. Elle dépendait du village de Revisey entièrement détruit. Seule la chapelle résista avant d’être démolie à la révolution. Un bénitier existe encore dans le pré à l’emplacement de la chapelle, fait curieux, rien de piquant ne pousse autour, Grésigny, léproserie à proximité de l’Oze, Maison Dieu à Montbard avant 1270, Maison Dieu à Epoisses remise aux chevaliers teutoniques  par André, baron d’Epoisses.

La mémoire  populaire  situait sous la grande roche de Clirey  une léproserie ou un enclos de quarantaine pour les lépreux avec un cimetière à proximité. Un terrain à proximité s’appelle le champ de la morte !

L’abbé Joly, du petit séminaire de Flavigny,  signale dans ses écrits qu’au nord de  Leugny (en Preumesault) se trouvait un cimetière pour les pestiférés, et que ce cimetière dépendait de Flavigny, mais nulle allusion à un cimetière de lépreux.